Je viens d’écrire à deux magazines qui prônent le végétarisme afin d’apporter mon témoignage. Je ne sais pas si mon article sera publié, mais au moins si vous le lisez, je n’aurai pas le sentiment de l’avoir écrit pour rien.
Je sais, cela va en interpeller quelques-uns, mais je suis fière d’être végétarienne.
Pendant 40 ans, j’ai mangé de la viande et du poisson et j’ai adoré ça.
C’est la maladie qui m’a amenée au végétarisme, un cancer du sein en 2006. La lecture du livre « Anticancer » de David Servan-Schreiber fin 2007 m’a fait prendre conscience de la nécessité, pour préserver ma santé, de changer de manière radicale ma façon de m’alimenter.
En 2008, j’ai commencé par manger BIO, puis en diminuant ma consommation de viande, à m’intéresser au végétarisme.
La consultation du site de l’A.V.F. (Association Végétarienne de France), la lecture de « Végétariens magazine », et d’ « Alternatives végétariennes », la vision de vidéos sur Youtube, m’ont permis d’ouvrir les yeux.
J’ai pris conscience du fait qu’il me FALLAIT devenir végétarienne. Pas seulement pour ma santé, mais aussi parce que la consommation de protéines animales engendre bien des souffrances (condition animale, faim dans le monde… voir l’article traitant de ce sujet sur mon site).
Maintenant, je SAIS. Et je ne peux plus faire autrement.
Je l’avoue, il m’arrive encore d’avoir envie de manger de la viande et du poisson. La semaine dernière, alors que je déjeunais avec mes collègues de travail, je sentais à côté de moi la bonne odeur du saumon fumé qui me donnait envie.
Mais aujourd’hui, la volonté d’être végétarienne est réellement ancrée en moi. Impossible de revenir en arrière en continuant de faire l’autruche.
Aujourd’hui, je ressens beaucoup de regrets, voire de la honte d’avoir tant tardé à devenir végétarienne. Mais ne dit-on pas : « Mieux vaut tard que jamais » ?
Mon militantisme à moi, ma manière d’informer sur le végétarisme, c’est mon site. Par ce biais, j’espère permettre à d’autres de changer, et s’ils ne deviennent pas végétariens, au moins qu’ils réduisent leur consommation de protéines animales.
On me pose peu de questions sur mon végétarisme. Mes proches savent tout au plus que j’ai fait ce choix pour ma santé. Alors parfois j’essaie d’expliquer, d’informer, mais l’incompréhension se lit dans leurs yeux.
Je sais, je comprends. Moi aussi, il y a peu de temps je n’aurais pas compris, je n’aurais pas voulu entendre, je n’aurais pas voulu savoir.
Aujourd’hui, comme tout végétarien convaincu, je voudrais les amener à évoluer. Mais « Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Cela reste une volonté individuelle, chacun doit suivre son chemin.
J’ai instauré un repas bio-végétarien par semaine avec mes collègues de travail. Si elles commencent à consommer chez elles des aliments BIO, il n’est pas question pour elles de devenir végétariennes. Elles font cet effort pour moi, par gentillesse, pour me faire plaisir, et je profite de cet article pour les en remercier.
Je suis végétarienne depuis 1 an (grâce au soutien indéfectible de mon mari qui est aussi devenu végétarien). C’était ma résolution du Nouvel An (la seule résolution parmi les nombreuses prises que j’ai réussi à tenir !). A l’approche des fêtes, je souhaiterais formuler un autre vœu : devenir végétalienne au 1er janvier.
Mais là, je sens déjà ma volonté fléchir. Cela me semble encore difficile. Nul doute qu’avec les conseils et recettes que je puiserai à droite à gauche je finirai un jour par y arriver.
Avant d’en finir avec cet écrit, je voudrais faire un rappel aux néophytes, parce que je m’entends dire régulièrement : «mais tu ne manges pas non plus de poisson ?! » : les végétariens excluent de l’alimentation toute chair animale mais consomment des sous-produits animaux : lait, œuf, fromage... à la différence des végétaliens.